Le bal des vautours
Les vautours affamés sont de retour;
Ils n’ont ni yeux ni oreilles ;
Ils sont prêts à se précipiter sur leur proie ;
Cette proie longtemps enviée, le Mali ; ...
Ils se l’offriront à cœur joie ;
Ils le dépèceront ce « sama sogo » pour lequel, ils ne reculeront devant rien ;
Trimballé, malmené par cette maudite trouvaille du mande mansa ;
Mali, tu es sans défense ;
Le bal des vautours a déjà commencé ;
Ils te traineront dans la boue ;
Ils inventeront mille astuces, pour te garder par terre ;
Ils rivaliseront de ruses pour montrer au mande mansa ;
Que ça vaut la peine de te découper en morceaux ;
Ils sont dans l’arène pugilistique pour mobiliser leurs troupes ;
Les scribes et les crieurs publics sont appelés à leur rescousse ;
Les vautours mis en hibernation reprennent leur envol ;
Vers les coins et recoins d’ici et d’ailleurs pour montrer leur allégeance au mande mansa ;
Menaçant ceux et celles qui osent s’opposer à eux ;
Ils montreront si besoin, leurs muscles plus tard;
Pour te fragiliser davantage, ils font appel aux mages ;
Comme si cela ne suffisait pas, ils mettent à contribution les saints et leurs talibés ;
Qui jurent de décréter la fatwa sur qui s’opposerait à mande mansa et à leurs saints
Ils n’oublient pas aussi de quémander les faveurs des somas et autres sorciers ;
Ils feront tout pour te courber l’échine, Mali ;
Mais tu te libéreras de ces vautours;
Tu te relèveras ;
Pour être debout sur les remparts,
Pour l’honneur de celles et ceux qui te pleurent en silence ;
Qui ne te trahiront jamais ;
Tu vivras éternel, Mali !, Kinshasa, 19 Juillet 2017
Yachim
mercredi 19 juillet 2017
mardi 14 février 2017
Grève des magistrats, ne jetez pas de l’huile sur le feu
Lettre
à Monsieur le Ministre de la Justice du Mali : grève des magistrats, ne
jetez pas de l’huile sur le feu
Je
suis depuis Kinshasa le bras de fer entre vous et les magistrats.
Je
dois vous avouer que votre intervention à l'ORTM sur la grève m'a laissé
pantois.
J'ai
été surpris et choque de vous entendre décortiquer au détail près, le salaire
d'un magistrat.
Je
ne pense pas que dans la culture malienne, qu’il était séant de divulguer le
salaire de fonctionnaires fussent-ils en grève illimitée.
Mon
constat: c'est comme si vous cherchiez à mettre les maliens contre les
magistrats, mais vous, vous devenez leur ennemi à abattre.
Au
lieu que cela arrange la situation ca l'aggrave au contraire.
La
conséquence principale : les contribuables seront chauffes à bloc contre les
magistrats et pourront difficilement croire en leur justice
Seconde
conséquence: les magistrats humilies deviennent des lions enrages, et la réconciliation
entre vous et les magistrats d'une part et d'autres parts entre les magistrats
et les justiciables à court et à moyen terme est hypothéquée.
A
mon humble avis, le pouvoir judiciaire étant déclaré dans la Constitution indépendant
de l’exécutif, vous en tant que Ministre, n’aurez pas dû les humilier à ce
niveau, en les déshabillant devant les téléspectateurs et sans qu’ils aient la possibilité
de vous apporter la contradiction.
Vous
êtes aussi, si je ne me trompe pas, Ministre en charge des droits humains et de
tous les maliens.
La
démocratie est un comportement au quotidien, j’aurai aimé voir ce jour à l’ORTM
vous et les magistrats dans un vrai débat contradictoire et non dans une charge
unilatérale du Gouvernement contre eux.
Je
continue d’avoir une grande estime en vous en tant que défenseur des droits de
l’homme et même en votre qualité de Ministre de la république, je suis sûr que
vous ne perdez pas de vue votre idéal.
Je
n’ai pas l’habitude de partager mes prises de positions ou avis avec un membre
du Gouvernement, car je pense qu’il a suffisamment de conseillers expérimentes
et valables, mais ma confiance et mon admiration pour vous, m’ont poussé à le
faire.
Au
contraire j’ai pour habitude d’interpeller un membre du Gouvernement à travers
une lettre ouverte.
Nous
sommes tous des citoyens qui voulons voir notre pays debout et il n’y a pas de méchants
maliens et de bons. Les Ministres de la république en mission au nom du peuple,
sont aussi bons ou mauvais que nous autres citoyens lambda ou nos magistrats.
La
solution comme grèves çà et là est le signe révélateur d’un mécontentement
qui comme le volcan, finira aujourd’hui ou demain, par se mettre en action. Et
ce jour, il sera déjà trop tard pour faire quelque chose.
Les
citoyens sont écœurés de voir comment les maigres ressources sont détournées
par cette petite minorité de dirigeants a tous les niveaux. Et ceux qui vont en grèves se disent que comme
ils ne peuvent pas se faire les poches, ils vont réclamer, quitte à mettre les
gouvernants dos au mur, sachant bien que ce qu’ils demandent est trop,
impossible à obtenir.
Et
pourtant des sommes pharaoniques sont détournées chaque année si l’on s’en
tient aux rapports des services de contrôle qui pourrissent dans les tiroirs à
Koulouba.
Combien
de montants sont détournés chaque année au niveau des services de recouvrements
de l’assiette ?
A
combien s’élèvent les dépenses mensuelles de la Présidence de la République?
A
combien s’élèvent les montants engloutis dans la centaine de voyage du président
à l’extérieur depuis son accession au pouvoir ? Et pour quel impact économique ?
Je
pourrai continuer à égrener toutes les structures dévoreuses des maigres
ressources du Mali, je ne finirai pas la liste toute la journée.
Toutes
ses frustrations poussent et à juste titre, les fonctionnaires à se faire justice
à travers les grèves.
C’est
l’injustice sociale qui engendre les monstres opposés aux déprédateurs de la république.
La
seule solution : attaquer le mal à la racine : tuer le système des déprédateurs
par le bon exemple au sommet. C’est un travail de titan qui prendra le temps qu’il
faut.
Voilà
Mr le Ministre, ce que je voulais partager avec vous, car je suis persuadé que
vous mesurez l’ampleur de la situation. Certes je ne suis ni votre conseiller,
ni l’avocat des magistrats, mais je me suis permis, en tant que citoyen et militant
de Mali, d’attirer votre attention sur ce que je considère comme une gestion conjoncturelle de la grève.
Je
vous prie Mr le Ministre d’accepter par avance, mes excuses sincères, si mes
mots vous ont offensés. Je voudrais vous rassurer que mon seul but était d’apporter
ma contribution comme citoyen qui ne veut point être un citoyen inutile, ne s’intéressant
pas à la gestion de sa cite, de son pays.
Mes
amitiés
Yachim MAIGA,
Kinshasa, le 8 Février 2017
Dites-lui que le Mali mérite mieux !
Dites-lui que le Mali mérite mieux !
Dites-moi, ce qui arrive à mon pays ?
Dites-moi, qu’a-t-il fait de mon
pays, depuis qu’il s’est installé sur les monts mandingues ?
Dites-moi qu’a-t-il fait de
« le Mali d’abord », depuis qu’il s’est offert l’avion de la
discorde ?
Dites-moi, pourquoi tant de
scandales financiers, depuis qu’il est arrivé ?
Dites-moi, qu’a-t-il fait de la
démocratie qui l’a porté au pouvoir ?
Qu’a-t-il fait pour que les
défenseurs de la patrie ne meurent pas comme des mouches ?
Qu’a-t-il fait de ses amis religieux
pour que, eux qui jadis, unis et forts, se tournent dos ?
Qu’a-t-il fait de ses deux premiers tous
jeunes premiers ministres, pour que l’un devienne aphone, l’autre
tornade ?
Qu’a-t-il fait pour le Nord du Mali,
qui l’a porté comme messie ?
Qu’a-t-il fait depuis, pour que chaque
jour qui passe, ce Nord du Mali perde confiance en lui et perde espoir ?
Dites-moi, qu’a-t-il fait pour mettre
fin au décompte macabre des morts évitables ?
Hier, le Nord comptait ses morts, aujourd’hui
dans le centre et au sud, le décompte macabre continue
Qu’a-t-il fait pour que tout le Mali
s’embrase ?
Ici ce sont des violences communautaires,
avec morts d’hommes y compris d’enfants innocents ;
Là-bas, ce sont de jeunes soldats
partis défendre la patrie qui meurent sans pouvoir se défendre ;
Qu’a-t-il fait pour que sédentaires
et éleveurs, peuls et bambaras commencent à s’entretuer dans le centre du
Mali?
Pendant ce temps, ses ministres de
la république dépensent l’argent du pauvre contribuable, pour disent-ils,
parcourir le Mali pour semer la bonne parole de l’entente nationale…pour
décréter la réconciliation ;
Pendant ce temps, des élus du
peuple, entament la croisade envers et contre tous, pour annoncer sa
candidature pour 2018, qu’il le veuille ou pas, préviennent-ils ;
Pendant ce temps, des citoyens non
maitres de leur destin, meurent sans gémir, quelque part, dans un bled du Mali
profond.
Qu’a-t-il fait de sa lutte contre la
corruption décrétée en grande pompe médiatique en 2014 ?
Pendant ce temps, ceux-là censés
porter le couteau dans la plaie de la gangrène corruption, cherchent justice
dans la rue,
Eux qui se devaient de nous
protéger, se retrouvent eux-mêmes déboussolés et jetés en pâture,
Pense-t-il que ces gardiens du temple,
déshabillés et humiliés pourront un jour regarder leurs justiciables en
face ?
Qu’a-t-il fait pour éviter ou apaiser
les foyers de tensions sociales par ci - par la ?
Pendant ce temps, il continue de
voyager, comme si de rien ;
Pendant ce temps, le tapis rouge l’accompagne
même dans les cérémonies funéraires, comme ce fut le cas à Ségou, et tout
récemment à Gao,
Pendant ce temps, ses ministres ne
manquent pas une occasion pour lui prouver qu’ils sont à la tache sur le
terrain,
Pendant ce temps, même son meilleur
ennemi du Nord, à qui le Mali a offert l’hospitalité pendant la guerre de libération, humilie et chasse ses
indésirables concitoyens dans des conditions infrahumaines ;
Pendant ce temps, la place de Bagadadji
fourmille de nouvelles abracadabrantes qui ne font pas honneur à la
représentation nationale.
Une représentation nationale qui ne
mérite pas de gaspiller son énergie et ses moyens dans des démentis dignes du
temps stalinien, relatifs à l’affaire dite : « la secrétaire du
Président »
Le Mali mérite mieux que ces
feuilletons interminables de scandales du fils, du père et du « saint
beau-père », qui n’en finissent pas de plonger le pays dans la
désespérance et la fatalité.
Dites-lui que le Mali va très mal ;
Dites-lui que l’espoir est toujours
permis pour redresser le Mali, vers « le Mali d’abord », vers le Mali
dont nous rêvons tous : le Mali fier et debout dans le concert des nations
,
Le Mali, terre de brassage culturel,
havre de de paix et de vie éternelle….
Yachim MAIGA
vendredi 20 janvier 2017
Gao, tu vaincras
Gao, tu vaincras
Gao, la martyre
Gao, la résistante
Gao, la révoltée
Gao, la combattante
Gao, la victime
Gao, l’insoumise
Gao, la victoire sera de ton coté
Jamais, tu ne céderas aux sirènes maléfiques et à la peur
Gao, tu es ma fierté dans la douleur
Tu es ma joie dans le malheur
Tu vivras, car tu ne peux pas mourir
Tu vaincras l’ennemi
Tu naitras de ton sang versé
Du sang qui coule dans les veines de tes filles et fils
Qui disent non à la terreur
Qui n’ont jamais reculé devant la mort
Gao, tes filles et fils te vengeront
Digne et fière comme tes ancêtres harikoye, gandakoye et
hakoye
Tu seras toujours là, debout
Pour la vie et l’Esperance
Tu vaincras
(Prière d’un citoyen de
Gao, après avoir appris avec consternation ce qui vient d'arriver à Gao: le lâche
carnage de ce jour 18 Janvier 2017.)
jeudi 19 janvier 2017
Carnage de Gao, où le prix du laxisme
Carnage de Gao, où le prix du laxisme
Une
fois l'émotion passée et que nous retrouvions nos esprits, après cet ignoble et
lâche attentat meurtrier, il va falloir répondre à une multitude de questions.
Qui
assurait la sécurité au portail du MOC, mécanisme opérationnel de coordination?
Y
a-t-il une barrière de sécurité au portail d'entrée du MOC?
Quelles
sont les conditions d'entrée au MOC pour les véhicules ?
Quel
véhicule peut-il rentrer et comment?
Et
tant d’autres questions si nous voulions réduire les actes de terreur dans nos
institutions.
Ce
qui est arrivé au MOC de Gao, peut arriver à Bamako dans n'importe quel service
Par
exemple n'importe qui avec n'importe quel véhicule peut rentrer sans entrave à
la Cite administrative de Bamako
Il
m'est arrivé personnellement en 2015 de passer un samedi à la cite
administrative dans mon véhicule sans aucun contrôle ni à l'arrivée ni à la
sortie.
Quand
je suis arrivé jusque au bureau du Ministre que je devrais rencontrer sans
aucun contrôle, je me suis mis à penser au pire qui pourrait arriver à tout
moment.
Un
deuxième exemple, récemment en octobre 2016, j'accompagnais ma fille à l'aéroport
vers 23h et au niveau du checkpoint de l'aéroport comme tout contrôle, les
deux agents ont tout juste fait le tour du véhicule.
Je
n'ai pas pu m'empêcher de leur dire pourquoi ils n'ont pas fouille le sac à
main de ma fille qui contenait un ordinateur portable. Comme toute réponse,
l'un deux m'a dit que je ne l'apprends pas son travail.
La
sécurité n'a pas de prix et il ne devrait avoir de la place à la négligence ou
l'amateurisme.
Nous
devrions changer nos habitudes: ce n’est pas parce que tu me connais que tu ne
devrais pas me contrôler à l'entrée d'un service stratégique.
Aujourd'hui
la cite administrative doit être considérée comme très stratégique et sensible.
Des mesures de sécurité draconiennes devraient être appliquées.
Mais
pour ce faire il faut d'abord changer nos habitudes: des jeunes çà et là dans les
allées des différents Ministères a la cite administrative, pour préparer du thé à la porte Des jeunes çà
et là, juste pour laver des véhicules des
fonctionnaires de la cite et en plus avec l'eau du contribuable.
Ce
sont ces bazars dans les services qui contribuent et constituent les sources
d'insécurité.
Il
est grand temps que nous apprenions de nos erreurs, il ne s’agit point d’inventer
la roue. Regardons juste comment font les autres autour de nous. Nous avons les
hommes, le reste n’est que question de travail et de vision.
Le
mal est trop profond pour comprendre sous le coup de l'émotion qui nous aime
tous, ce qui s’est réellement passe à Gao ce 18 janvier 2017. .
Nous
devons rompre avec nos vieilles mauvaises habitudes sécuritaires et aussi
rompre avec les solutions faciles. Quelle est la cause profonde, la racine du problème ?
Si
nous répondions a cette question, nous saurons pourquoi des jeunes qu’ils
soient musulmans ou pas, se donnent la mort pour tuer d'autres. Ces kamikazes,
auteurs des meurtres sont des complices inconscients. Victimes, ils le sont
aussi tout comme nous qui pleurons nos morts, car ils sont perdus par la faute
de la société, donc par notre faute.
Qu'avons-nous
fait pour qu'ils n'écoutent pas les sirènes des diables, ceux qui pactisent
avec la mort gratuite?
Qu'ai-je
fait comme citoyen pour empêcher à ces jeunes de rejoindre le diable?
Ma
fille et mon fils ne peuvent pas rejoindre le diable, parce que ils ont eu la
chance d'avoir des parents qui les ont donné une éducation, un toit, un espoir
Et
tous ces jeunes qui préfèrent soit partir mourir dans la méditerranée, soit
pactiser avec le diable pour venir tuer des innocents comme eux ?
Ils
tuent parce qu’ils pensent que nous les avons mis sur le banc de la société.
Oui
il nous faut approfondir la réflexion et chercher la solution pérenne.
Si
nous aimons notre pays nous devrions travailler pour son rayonnement, pour
qu'il n'y ait aucun exclu. C'est à cela qu'il faille s’atteler si nous voulions
arrêter de pleurer en silence nos morts.
Kinshasa, le 19 Janvier 2017
Yachim Maiga
Carnage de Gao, le prix du laxisme
Carnage de Gao, le prix du laxisme
Une
fois l'émotion passée et que nous retrouvions nos esprits, après cet ignoble et
lâche attentat meurtrier, il va falloir répondre a une multitude de questions.
Qui
assurait la sécurité au portail?
Y
a-t-il une barrière de sécurité au portail d'entrée du MOC?
Quelles
sont les conditions d'entrée au MOC pour les véhicules
Quel
véhicule peut-il rentrer et comment?
Et
tant d’autres questions si nous voulions réduire les actes de terreur dans nos
institutions.
Ce
qui est arrivé au MOC de Gao, peut arriver même à Bamako dans n'importe quel
service
Par
exemple n'importe qui avec n'importe quel véhicule peut rentrer sans entrave a
la Cite administrative de Bamako
Il
m'est arrivé personnellement en 2015 de passer un samedi à la cite
administrative dans mon véhicule sans aucun contrôle ni à l'arrivée ni à la
sortie.
Quand
je suis arrivé jusque au bureau du Ministre que je devrais rencontrer sans
aucun contrôle, je me suis mis à penser au pire qui pourrait arriver à tout
moment.
Un
deuxième exemple, récemment en octobre 2016, j'accompagnais ma fille à l'aéroport
vers 23h et au niveau du checkpoint de l'aéroport comme tout contrôle, les
deux agents ont tout juste fait le tour du véhicule.
Je
n'ai pas pu m'empêcher de leur dire pourquoi ils n'ont pas fouille le sac à
main de ma fille qui contenait un ordinateur portable. Comme toute réponse,
l'un deux m'a dit que je ne l'apprends pas son travail.
La
sécurité n'a pas de prix et il ne devrait avoir de la place pour la négligence
ou l'amateurisme.
Nous
devrions changer nos habitudes: ce n’est pas parce que tu me connais que tu ne
devrais pas me contrôler a l'entrée d'un service stratégique.
Aujourd'hui
la cite administrative doit être considérée comme très stratégique et sensible.
Des mesures de sécurité draconiennes devraient être appliquées. Mais pour ce
faire il faut d'abord changer nos habitudes: des jeunes ca et la juste pour
faire du the a la porte Des jeunes ca et la juste pour laver des véhicules avec
l'eau du contribuable.
Ce
sont ces bazars dans les services qui contribuent et constituent les sources
d'insécurité.
Il
est grand temps que nous apprenions de nos erreurs, il ne s’agit point d’inventer
la roue. Regardons juste comment font les autres autour de nous. Nous avons les
hommes, le reste n’est que question de travail et de vision.
Kinshasa, le 19 Janvier 2017
Yachim Maiga
samedi 20 août 2016
Soyons des citoyens engagés mais utiles
J'ai eu l'opportunité d'écouter hier soir sur You Tube l'émission de Ras Bath contre Didier DAKOUO, le Chef d’état-major général des armées du Mali.
Dans le fond il aborde des sujets très sensibles avec force détails. Un citoyen malien qui écoute cette émission qui aime son pays ne peut pas rester indifférent.
Oui le contenu blesse, choque, indigne et révolte, si les informations seraient vraies.
Le contenu révolte tout citoyen enco...re plus un soldat brimé ou les familles des soldats brimés morts dans l'anonymat,
Compte tenu du contenu sensible et révoltant, cette émission peut et va porter atteinte à l'autorité militaire.
Les medias de masse ont des exigences car leurs capacités d'influence sont très énormes.
C'est cela qui a fait de Ras Bath populaire avec son émission phare »carte sur tables »,
Sa méthode : « choquer pour changer » peut amener à tout.
Bien sûr que nous autres « gnengo », ou aigris selon, IBK, qui aspirons au changement, déçus du régime, applaudirons Ras Bath comme un héros.
Mais attentions, sachons raison garder.
Il y a des sujets qu’on ne peut aborder publiquement: les sujets militaires par exemple.
Je ne suis ni homme de droit ni avocat du régime, mais nous devrions savoir comment s'y prendre.
Toute la nuit je n'ai pas fermé les yeux: l'émission passe en échos dans ma tête.
On peut remercier Ras Bath de nous avoir informé, mais si cela devrait démobiliser et démoraliser les soldats nous devrions réfléchir par deux fois avant de franchir le pas.
L'émission est en fait plus utile aux ennemis du Mali qui attaquent les Famas, car ils sont dopés d'entendre que le chef des Famas n'a jamais gagné une bataille. Une guerre est plus psychologique que technique.
En déshabillant les chefs militaires l'émission met à nu les soldats et découragent ceux ou celles qui voudraient s'engager dans l'armée.
Trouvons d'autres moyens de lutte pour apporter le changement dans l'armée mais évitons la guerre des ondes.
Nous sommes déjà par terre, ne nous enterrons pas vivants.
Si cela devrait servir comme leçon pour le pouvoir, on dira que quelque chose, malheur est bon: Didier DAKOUO pour l'honneur du Mali devrait demander à IBK de le décharger.
La haute autorité de la communication devrait aussi se mettre à la tâche pour se donner les moyens de ses missions de sentinelle des médias.
Bref chacun de nous devrait se dire : qu'est-ce que je peux faire pour mon pays pour le tirer vers le haut avec l'espoir qu’IBK se remette en cause.
Ras Bath ne pouvait certainement pas imaginer la portée de ses mots sur la sécurité du pays.
Soyons des citoyens engages mais utiles
Yachim Maiga
J'ai eu l'opportunité d'écouter hier soir sur You Tube l'émission de Ras Bath contre Didier DAKOUO, le Chef d’état-major général des armées du Mali.
Dans le fond il aborde des sujets très sensibles avec force détails. Un citoyen malien qui écoute cette émission qui aime son pays ne peut pas rester indifférent.
Oui le contenu blesse, choque, indigne et révolte, si les informations seraient vraies.
Le contenu révolte tout citoyen enco...re plus un soldat brimé ou les familles des soldats brimés morts dans l'anonymat,
Compte tenu du contenu sensible et révoltant, cette émission peut et va porter atteinte à l'autorité militaire.
Les medias de masse ont des exigences car leurs capacités d'influence sont très énormes.
C'est cela qui a fait de Ras Bath populaire avec son émission phare »carte sur tables »,
Sa méthode : « choquer pour changer » peut amener à tout.
Bien sûr que nous autres « gnengo », ou aigris selon, IBK, qui aspirons au changement, déçus du régime, applaudirons Ras Bath comme un héros.
Mais attentions, sachons raison garder.
Il y a des sujets qu’on ne peut aborder publiquement: les sujets militaires par exemple.
Je ne suis ni homme de droit ni avocat du régime, mais nous devrions savoir comment s'y prendre.
Toute la nuit je n'ai pas fermé les yeux: l'émission passe en échos dans ma tête.
On peut remercier Ras Bath de nous avoir informé, mais si cela devrait démobiliser et démoraliser les soldats nous devrions réfléchir par deux fois avant de franchir le pas.
L'émission est en fait plus utile aux ennemis du Mali qui attaquent les Famas, car ils sont dopés d'entendre que le chef des Famas n'a jamais gagné une bataille. Une guerre est plus psychologique que technique.
En déshabillant les chefs militaires l'émission met à nu les soldats et découragent ceux ou celles qui voudraient s'engager dans l'armée.
Trouvons d'autres moyens de lutte pour apporter le changement dans l'armée mais évitons la guerre des ondes.
Nous sommes déjà par terre, ne nous enterrons pas vivants.
Si cela devrait servir comme leçon pour le pouvoir, on dira que quelque chose, malheur est bon: Didier DAKOUO pour l'honneur du Mali devrait demander à IBK de le décharger.
La haute autorité de la communication devrait aussi se mettre à la tâche pour se donner les moyens de ses missions de sentinelle des médias.
Bref chacun de nous devrait se dire : qu'est-ce que je peux faire pour mon pays pour le tirer vers le haut avec l'espoir qu’IBK se remette en cause.
Ras Bath ne pouvait certainement pas imaginer la portée de ses mots sur la sécurité du pays.
Soyons des citoyens engages mais utiles
Yachim Maiga
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